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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 13:54
Voix du Nord Montreuil

LE TOUQUET Réfugié à St-Omer, le FIGRA crée un appel d’air dans l’économie touquettoise

Travaux du palais des congrès obligent, Le Touquet ne pourra pas recevoir le festival international du grand reportage d’actualité (FIGRA) en 2018 ni, très probablement, en 2019. Saint-Omer aura donc la garde du « bébé » pendant au moins un an.

Les hôteliers-restaurateurs de la station s’en accommodent. « Ma hantise, c’était l’année blanche, confie Georges Marque-Bouaret. J’ai bien vu la difficulté qui nous attendait si on ne pouvait pas organiser le festival au Touquet en 2018. » Le délégué général du FIGRA a envisagé dans un premier temps de trouver un autre lieu dans la station. Mais l’agglo de Saint-Omer l’a contacté, offrant d’accueillir l’événement du 20 au 25 mars (lire cidessous). « J’ai senti qu’une opportunité se présentait, j’ai paré au plus pressé. »  

L’an prochain, le FIGRA n’aura pas lieu au palais des congrès mais à Saint- Omer.

Pour la première fois, le festival du grand Le FIGRA qui s’exile une voire deux années durant, cela ne crée pas qu’un vide dans le calendrier événementiel.

Avec 2 500 à 3 000 spectateurs et donc clients potentiels, c’est aussi un appel d’air notable dans le registre de réservations de certains hôtels et restaurants touquettois. Georges Marque-Bouaret estime que l’organisation réserve à elle seule entre 750 et 800 nuitées auprès de ses hôtels partenaires, dont le Castel Victoria et le Grand Hôtel. Et ce en mars, une période de l’année plutôt creuse pour l’économie touristique locale.

Pas vraiment surprise par cette expatriation, Valérie Declercq, directrice du Castel Victoria, voit le verre à moitié plein : « Heureusement qu’on le sait maintenant », souffle-t-elle. L’hôtel devra faire sans les nuitées d’ordinaire réservées pour les membres du jury, les invités, etc. ? Eh bien soit. « Nous allons oeuvrer pour combler ce manque et trouver d’autres vecteurs de communication » pour atteindre un taux de remplissage satisfaisant.

Même stratégie au Grand Hôtel, où le directeur général Philippe Ganier estime lui aussi être « prévenu suffisamment assez tôt pour travailler sur d’autres segments » d’ici mars 2018. Le Grand Hôtel comptant plusieurs salles de conférences, les séminaires feront largement l’affaire. Philippe Ganier relativise : « On ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs. Je suis ravi que le palais des congrès se modernise. » Quitte à devoir se priver de certains rendez-vous pendant les travaux. « Si c’est pour en avoir plus après, pourquoi pas. »

Éric Forget, patron du restaurant de poissons Pérard, s’avoue « un peu déçu qu’une autre salle n’ait pas été trouvée pour accueillir le festival » au Touquet. « Le FIGRA est un plus pour le restaurant à ce moment-là de l’année. Nous recevons une clientèle de journalistes, ce qui est plutôt sympa pour faire parler de la station. Pendant deux-trois jours, on est complet. »

La vraie préoccupation des hôteliers-restaurateurs du secteur est ailleurs. Philippe Ganier, comme d’autres, attend surtout de la municipalité « qu’elle mette les moyens pour commercialiser le nouveau palais des congrès » dès à présent.

Un autre débat. Un FIIGRA tous les deux ans ? Pour la première fois, le festival du grand reportage se tiendra à Saint-Omer Georges Marque-Bouaret, délégué général du FIGRA. Ici et là, on entend dire que le festival pourrait n’avoir lieu, à l’avenir, qu’une année sur deux. Un an sur deux tout court ou en alternance avec Saint-Omer, maintenant que l’Audomarois est entré dans la partie ?

La chose est floue.

Pas pour Georges Marque-Bouaret, délégué général du FIGRA, qui balaye ces deux éventualités d’un revers de main. Faire du Touquet et de Saint-Omer les deux ports d’attache du rendez-vous, à tour de rôle ? « Cela n’aurait aucun sens. On ne peut pas ballotter un événement comme celui-là et son public dans tous les sens. Ou alors on devient un festival itinérant et là c’est autre chose. »

À ses yeux, un événement tel que le FIGRA – ou tout autre rendez-vous notable – « fait partie de la dynamique d’une ville » et d’une seule. Quant à savoir si le festival pourrait se muer en biennale, la réponse de l’organisateur est sans appel : « Même pas en rêve ! On ne peut pas monter ce festival tous les deux ans avec l’actualité telle qu’elle est. » Sans compter les retombées économiques dont Le Touquet se priverait : « Je ne vois pas l’intérêt qu’aurait la Ville à faire cela. » 

Cécile Legrand-Steeland pour la Voix du Nord

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Published by Hors les Murs du FIGRA

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